jeudi 21 juin 2007

Tétouan, histoire de la ville



Tétouan semble avoir existée depuis la conquête arabe, elle fut connue sous le nom de Tittawin qui signifie sources en langue berbère.

Où dormir à Tétouan?

Certains auteurs attribuent la fondation de cette ville au soufi andalous Sidi Abdelkader Tabine qui s’installa à Tétouan vers 1148 et il commença à urbaniser le site de Tétouan pour la première fois par la construction d’un ensemble de demeures, d’une mosquée, des boutiques et des moulins.

En 1286 Abou Youssef Ya’coub le Mérinide fit construire la Qasba de Tétouan qui a été utilisée comme base militaire pour le siège de Sebta.

En 1307, Abou Tabit Emir mérinide fit construire un grand
faubourg autours de cette Qasba qui a été bâti par son prédécesseur.


Aux environ de 1437 la ville a été détruite, probablement par les Portugais de Sebta, elle reste ruinée et abandonnée jusqu’à la fin du XV ème siècle où elle fut reconstruite.


Selon de nombreuses sources historiques, la reconstruction de la ville de Tétouan devrait se situer vers 1492-93, juste après la chute de Grenade. Elle était l’oeuvre d’Abou Al Hassan Ali Al Mandari un réfugié andalou de la région de Grenade.

Juste après sa reconstruction en 1493 et au moment où toutes les villes de la côte méditerranéenne étaient occupées par les Portugais et les Espagnols, la ville de Tétouan était devenue à la fois une base du Jihad, un centre de négoce et un foyer de piraterie parmi les plus renommés dans le bassin méditerranéen.


Parallèlement à ces activités, la ville continuait à attirer d’autres flux migratoires d’origine andalouse et allait connaître un grand développement urbain qui s’est traduit par la création de nouveaux quartiers qui se sont greffés au premier noyau formé de Hay Al-Balad et la Qasba de Sidi Al-Mandri.

Marrakech, la Koubba Almoravide


La Koubba Almoravide est l'unique témoin architectural de l’époque Almoravide...

Où dormir à Marrakech ?

Situé au cœur de la médina de Marrakech à coté de la mosquée Ben Youssef, La Koubba était jusqu’en 1948 ensevelit, et c’est à la suite de fouilles archéologiques qu’elle a été découverte.

La Koubba Almoravide qui dépendait d’une mosquée proche était destiné aux ablutions. Ce monument se présente sous forme d’une somptueuse coupole édifiée au dessus d’un bassin rectangulaire que ceinturent les vestiges de petites cellules qui faisaient office de latrines.

Oukaïmeden, les gravures rupestres


L'Oukaïmeden est l'un des sites majeurs de gravures rupestres du Haut Atlas.

Où dormir à Marrakech?

L'étude de ces gravures est d'une importance considérable, en effet, les œuvres figurées sont très diversifiées : les formes géométriques, les anthropomorphes, les armes, les chars, les scènes de chasse, les représentations fauniques….

Les connaissances concernant la datation de ces gravures sont encore fragmentaires. Néanmoins, quelques représentations d'armes métalliques ont été rattachées à l'âge du bronze. On cite notamment les poignards en bronze du haut atlas (Oukaïmeden).

L'Oukaïmeden est l'un des sites majeurs de gravures rupestres du Haut Atlas.
Ce patrimoine du Maroc, n’est pas toujours facile à découvrir du fait des difficultés d'accès de la plupart des sites. L'Oukaïmeden est de ce fait privilégié, son accès par la route autorise une découverte facile de ces témoignages d'un passé lointain.

C'est un but de promenade agréable et la recherche des gravures devient rapidement un jeu de découverte passionnant.

PS : Un excellent recueil "Gravures rupestres de Haut Atlas" de Susan Searight aux éditions Edisud/Belvisi, est à conseiller.

Taroudant, présentation de la ville



Entourée par de magnifiques murailles crénelées de terre rouge et par les cimes enneigées du Haut Atlas, Taroudant est la ville de marché berbère typique, qui n’a guère changé depuis des siècles.

Où dormir à Taroudant?

C’est son éloignement qui a permis à Taroudant de devenir le refuge des princes rebelles désireux de défier le pouvoir, tout en étant une proie convoitée par les tribus du Sud. Son âge d’or survint au 16ème siècle avec l’avènement de Saadiens, qui en firent pour un temps leur capitale : grande productrice de canne à sucre, de coton, de riz, d’indigo, elle attire alors les caravaniers. Au 20ème siècle, incorrigible, elle reste un foyer d’agitation contre le pouvoir central : de 1912 à 1913,
Taroudant fut le siège de la vaine résistance d’El Hiba, le « sultan bleu », qui s’était fait proclamer sultan à Tiznit après la signature du traité de Protectorat.

A voir :


Le Tour des Remparts : longs de 7 km, ils entourent la ville, avec d’immenses jardins et vergers situés hors des murs (oliviers géants, eucalyptus, palmiers, grenadiers) ; percée de cinq portes, dont la principale est la majestueuse Bab el Kasba cette muraille date du début du 18ème siècle

Les Souks : quoique moins célèbres et moins importants que ceux de Marrakech, ils comptent parmi les plus animés du Sud Marocain, avec une profusion de choses diverses : bijoux en argent, objets anciens, sculptures de petits objets de pierre (en calcaire assez tendre, gris et rose, typique de cette région appelé « pierre de Taroudant »), tapis, cuivres, fusils (dont les crosses sont parfois de véritables œuvres d’art), peaux de mouton, etc.

Le « Marché Berbère » : c’est le nom du marché quotidien, où l’on y trouve un grand choix d’épices, de légumes, de vêtements et de céramiques (plus animé le dimanche)